Lord Of War

There are over 550 million firearms in worldwide circulation. That's one firearm for every twelve people on the planet. The only question is: How do we arm the other 11?

C'est de ce postulat que part "Lord of War" d'Andrew Niccol ("Bienvenue à Gattaca", scénariste du "Truman Show"). Yuri Orlov (Nicolas Cage) est un jeune Ukrainien immigré aux Etats-Unis. Comme beaucoup de jeunes dans son cas, sa vie semble ne mener à rien et ne lui offre aucune réelle perspective d'avenir. Et ce n'est pas dans le restaurant familial où le bartsch préparé par son frère Vitali (Jared Leto) a autant de goût que sa vie, ni à la synagogue fréquentée par son père non-juif mais en quête d'identité que Yuri va trouver sa vocation. C'est au cours d'une fusillade dans un hôtel de son quartier. Il sera trafiquant d'armes.

Après sa rapide ascension dans cet univers malsain, Yuri est un trafiquant international fournissant des armes dans les plus gros conflits de son époque. Il est tellement "célèbre" qu'Interpol a mis sa tête à prix et qu'il est sans cesse traqué par l'agent Jack Valentine (Ethan Hawke). Néanmoins, Yuri est bon et arrive toujours à s'échapper. Mais arrivera-t-il à fuir son pire ennemi - lui-même ?

Génial. Percutant. Effrayant. Politiquement incorrect. Beaucoup de mots peuvent définir le petit chef d'oeuvre d'Andrew Niccol. Des acteurs parfaits, notamment un Nicolas Cage détestable et cynique à souhait, au service d'un scénario habile, haletant et inquiétant font de ce film un véritable petit bijou qu'il est indispensable de se procurer - ou au moins d'avoir vu. Très "dans l'air du temps", ce long-métrage sur le trafic d'armes prend finalement peu position, nous présentant chaque aspect de cet univers et nous laissant réfléchir par nous-mêmes. Seul le dernier monologue de Nicolas Cage face à Ethan Hawke vient remettre les pendules à l'heure, nous rappelant que "l'ennemi" n'est parfois pas si loin qu'on le pense.

Un de mes films préférés de 2006, que je vous conseille vivement !

The reason I'll be released is the same reason you think I'll be convicted. I "do" rub shoulders with some of the most vile, sadistic men calling themselves leaders today. But some of these men are the enemies of "your" enemies. And while the biggest arms dealer in the world is your boss--the President of the United States, who ships more merchandise in a day than I do in a year--sometimes it's embarrassing to have his fingerprints on the guns. Sometimes he needs a freelancer like me to supply forces he can't be seen supplying. So. You call me evil, but unfortunately for you, I'm a necessary evil.
Lord Of War

# Posté le lundi 31 juillet 2006 16:48

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:05

Assas.net vs. UGES : Porte de Clichy, 29 juillet 2006

Assas.net vs. UGES : Porte de Clichy, 29 juillet 2006
Aujourd'hui sur un terrain proche de la Porte de Clichy s'est déroulé un match au sommet opposant deux associations d'Assas: Assas.net et l'UGES !

Voici la composition des équipes :

Assas.net:
Nicolas, Guillaume, Léo, Nitish, Romain, Renaud, Basty et Roman

UGES:
Pepette, Vincent, Mathieu, le frère de Mathieu, deux de ses amis, John, et deux autres que j'ai dû oublier...


Le rendez vous était donné devant le centre Léon Biancotto à 10h30. Première déception: le lieu du match était fermé au moment de notre arrivée. Une fois que tous les joueurs étaient présents, nous avons décidé de nous rendre à un autre terrain, à une quinzaine de minutes de ce lieu. Après une marche paisible où les gens en ont profité pour se raconter leurs vacances et profiter du frais relatif de cette matinée, nous sommes arrivés au nouveau lieu du match. Le responsable de ce centre sportif, pas très sympa, nous a un peu embêtés avant de nous laisser entrer pour qu'on puisse ENFIN débuter ce match qui avait un goût de revanche évident. Personne n'a oublié qu'Assas.net avait été écrasé l'an dernier à la même période de l'été par l'UGES sur un score de 15 à 6... Après de vaines tentatives pour organiser un "rematch", le jour était enfin venu pour les Assas.nettiens de montrer qu'ils pouvaient rivaliser avec les fiers footballeurs de l'UGES !

Après avoir pris connaissance du terrain, fait quelques passes et s'être attribués des postes qu'il fallait respecter (nous savions que la clé résidait dans la rigueur tactique, que si nous arrivions à respecter nos rôles nous pourrions faire quelque chose) les deux équipes se sont mises en place et ont entamé le match.

Les premières minutes furent surtout consacrés à juger l'équipe adverse, à voir comment jouaient les autres. Puis l'ouverture du score sur un coup franc un peu chanceux, il est vrai, de ma part. Le ton était donné. L'UGES devait marquer. Et ils l'ont fait très vite, ramenant le score à 1-1. Malgré la chaleur matinale au soleil, les deux équipes avaient l'air de vouloir marquer des buts. Et à ce jeu là, Assas.net n'a point démérité, tel le fier destrier de Pardaillec ! Les buts ont défilé devant une équipe adverse impuissante de mettre le pîed sur le ballon, de créer des occasions. Saluons le gros travail de Nicolas en défense, semblable à un John Terry des meilleurs jours, toujours harcelant ses adversaires; à partir de là, il leur était quasiment impossible de créer du beau jeu. Et que dire des belles remontées de balle de Basty, véritable Steven Gerrard de la journée, alternant un jeu de passes longues et courtes, toujours aussi chirurgiquement précises ? Véritable clef du match, c'est sûr ! N'oublions pas non plus le travail de Léo sur son flanc gauche, pourtant difficile à maîtriser en raison de la qualité des joueurs de couloir droit de l'UGES ! Et Guillaume, défenseur en première mi-temps, parfaite complicité avec son comparse Nicolas ! Non, rien à dire, Assas.net dominait les débats ! Et le score en était le reflet : un écart d'à peu-près 5 ou 6 buts à la mi-temps.

A la reprise, malgré une nette volonté de l'UGES de remonter, Assas.net a poursuivi sa domination notamment grâce à deux buts très rapides de ma part... Après ça, il nous suffisait de maîtriser le match; notre défense s'est chargée d'avorter les attaques adverses, de relancer les ballons, de faire tourner... Mais voilà, notre précision devant les buts semblait s'être émoussée avec la chaleur toujours grandissante: les tentatives ratées de Nitish, de Romain, de Guillaume, de moi-même en étaient la preuve flagrante. Et difficulté supplémentaire: à 10-3 (en faveur d'Assas.net) l'UGES a fait rentrer son "joker", le vaillant John capable selon les mythes de renverser le cours d'un match grâce à son physique d'athlète et ses pieds agiles ! Il était alors important pour nous de ne pas baisser les bras, de continuer à être rigoureux en défense et d'essayer de concrétiser nos multiples actions. Sinon cet écart de 7 qui nous semblait énorme à cet instant là pourrait très bien fondre comme neige au soleil...

Mais malgré une nette fraicheur apportée au jeu par John, l'UGES ne concrétisait pas. Non, et Assas.net confortait sa différence de buts ! Car oui, à la fin du match CHAQUE joueur de l'équipe avait marqué un but, même les malchanceux Nitish et Romain, le match s'achevant sur une réalisation glorieuse de ce dernier, sous les hourras de ses coéquipiers ravis d'avoir exorcisé le spectre de l'an dernier et d'avoir fait triompher leur association ! 15-5, c'était le score final. Un score honorable, qui permet à Assas.net de faire face au prochain match la tête haute et avec du courage au ventre !

Buteurs pour Assas.net :
Guillaume (3)
Renaud (3)
Roman (3)
Nicolas (2)
Basty (1)
Nitish (1)
Léo (1)
Romain (1)

A bientôt, pour de nouvelles aventures footballistiques ! Et longue vie à ASSAS.NET !!!

# Posté le samedi 29 juillet 2006 15:18

Modifié le samedi 29 juillet 2006 19:36

The Great Dictator

Voici un des monologues les plus connus de l'histoire du cinéma, tiré du génial "Le Dictateur" de Charles Chaplin. Son propos, même s'il date de 1940 est toujours d'actualité. Vous en jugerez par vous-mêmes.

I'm sorry, but I don't want to be an emperor. That's not my business. I don't want to rule or conquer anyone. I should like to help everyone if possible; Jew, Gentile, black man, white. We all want to help one another. Human beings are like that. We want to live by each other's happiness, not by each other's misery. We don't want to hate and despise one another. In this world there is room for everyone, and the good earth is rich and can provide for everyone. The way of life can be free and beautiful, but we have lost the way. Greed has poisoned men's souls, has barricaded the world with hate, has goose-stepped us into misery and bloodshed. We have developed speed, but we have shut ourselves in. Machinery that gives abundance has left us in want. Our knowledge as made us cynical; our cleverness, hard and unkind. We think too much and feel too little. More than machinery, we need humanity. More than cleverness, we need kindness and gentleness. Without these qualities, life will be violent and all will be lost. The airplane and the radio have brought us closer together. The very nature of these inventions cries out for the goodness in men; cries out for universal brotherhood; for the unity of us all. Even now my voice is reaching millions throughout the world, millions of despairing men, women, and little children, victims of a system that makes men torture and imprison innocent people. To those who can hear me, I say, do not despair. The misery that is now upon us is but the passing of greed, the bitterness of men who fear the way of human progress. The hate of men will pass, and dictators die, and the power they took from the people will return to the people. And so long as men die, liberty will never perish.

Soldiers! Don't give yourselves to brutes, men who despise you, enslave you; who regiment your lives, tell you what to do, what to think and what to feel! Who drill you, diet you, treat you like cattle, use you as cannon fodder. Don't give yourselves to these unnatural men - machine men with machine minds and machine hearts! You are not machines, you are not cattle, you are men! You have the love of humanity in your hearts! You don't hate! Only the unloved hate; the unloved and the unnatural. Soldiers! Don't fight for slavery! Fight for liberty! In the seventeenth chapter of St. Luke, it is written that the kingdom of God is within man, not one man nor a group of men, but in all men! In you! You, the people, have the power, the power to create machines, the power to create happiness! You, the people, have the power to make this life free and beautiful, to make this life a wonderful adventure. Then in the name of democracy, let us use that power. Let us all unite. Let us fight for a new world, a decent world that will give men a chance to work, that will give youth a future and old age a security. By the promise of these things, brutes have risen to power. But they lie! They do not fulfill that promise. They never will! Dictators free themselves but they enslave the people. Now let us fight to fulfill that promise. Let us fight to free the world! To do away with national barriers! To do away with greed, with hate and intolerance! Let us fight for a world of reason, a world where science and progress will lead to all men's happiness. Soldiers, in the name of democracy, let us all unite!

Hannah, can you hear me? Wherever you are, look up Hannah! The clouds are lifting! The sun is breaking through! We are coming out of the darkness into the light! We are coming into a new world; a kindlier world, where men will rise above their hate, their greed, and brutality. Look up, Hannah! The soul of man has been given wings and at last he is beginning to fly. He is flying into the rainbow! Into the light of hope, into the future! The glorious future, that belongs to you, to me and to all of us. Look up, Hannah. Look up!
The Great Dictator

# Posté le mardi 25 juillet 2006 15:20

Modifié le jeudi 24 mai 2007 04:05

Love Actually

Whenever I get gloomy with the state of the world, I think about the arrivals gate at Heathrow Airport. General opinion's starting to make out that we live in a world of hatred and greed, but I don't see that. It seems to me that love is everywhere. Often it's not particularly dignified or newsworthy, but it's always there - fathers and sons, mothers and daughters, husbands and wives, boyfriends, girlfriends, old friends. When the planes hit the Twin Towers, as far as I know none of the phone calls from the people on board were messages of hate or revenge - they were all messages of love. If you look for it, I've got a sneaky feeling you'll find that love actually is all around.

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 07:10

United 93

United 93
United 93 (ou Vol 93 en France) c'est l'histoire du quatrième avion du 11 septembre 2001. Celui qui n'a pas pu s'écraser sur sa cible, et ce grâce au courage des passagers qui ont osé se rebeller contre les terroristes qui avaient détourné leur avion.

La meilleure façon d'expliquer ce film, c'est d'expliquer ce qui se passe une fois qu'il est fini: on regarde autour de soi, les autres spectateurs, et vous savez qu'ils ne sont que le miroir de vos émotions. Retournés. Chamboulés. Pris aux tripes. Bref, ce film ne laisse pas de marbre. Une histoire qu'on connaît tous maintenant, ce récit de ces courageux passagers qui ont osé faire face à l'adversité en s'unissant afin d'empêcher les terroristes d'atteindre leur cible. Paul Greengrass choisit des acteurs inconnus pour jouer ces anonymes héros. Choix judicieux, comme celui de filmer au plus près, de nous faire sentir les secousses de l'appareil, le malaise des protagonistes. La façon de mettre en parallèle les histoires de ces contrôleurs aériens complètement dépassés par l'ampleur du drame et la situation tragique (terme on ne peut plus approprié ici puisqu'il signifie "qui ne peut pas échapper à son destin" ) des passagers de l'United 93 est particulièrement bien rendu par le montage nerveux et dénué de tout sentimentalisme qui n'aurait pas lieu d'être ici. Une réalisation sobre, sans parti pris, une musique intense qui ne tombe pas dans le tragique. Autant d'ingrédients qui font de ce premier vrai film sur le 11 septembre un vrai bijou.

Et que dire de cette scène finale, quand ce qu'on sait va inéluctablement arriver arrive enfin? Elle vous retourne complètement, vous lessive, vous achève. Paul Greengrass n'a pas eu besoin de musique poignante ou de grandes stars hollywoodiennes pour faire pleurer: les faits sont là, il n'avait qu'à raconter. Et Dieu qu'il l'a bien fait.

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 19:27